Z comme Zut alors, quelle vie cruelle !

Publié le par Colette Lefevre

Nicolas François est très perturbé, trop de responsabilités lui sont tombées dessus et il a eu si peu de bonheurs, il n’a pratiquement pas connu ses grands-parents, le décès de son père, trop tôt arrivé l’a beaucoup affecté, il n’a pas eu le temps de se construire, de prendre ses marques, il lui manque quelque chose mais il ne sait pas quoi. Il est révolté, mais il ne sait pas pourquoi, il en veut à tout le monde mais il lui semble que c’est sans aucune raison . Lorsqu’il voit les autres enfants en compagnie de leur père, il ressent une grande douleur au fond de lui. Au fil des années, la douleur s’est faite moins présente, mais elle n’a pas complètement disparue, son père lui manque toujours autant. 
Depuis quelques temps Nicolas François se sent mieux, à Briouze, il a fait la connaissance de Césarine Aglaé, ils se sont revus assez souvent et se sont aperçus qu’ils aimaient bien être ensemble. Nicolas François est domestique à Bellou, mais dès qu’il le peut il va à Briouze pour voir Césarine Aglaé et le jeudi 7 juin 1855 ils se marient à Briouze. Assistent à leur bonheur, pour Denis Jean, sa mère Angélique et son cousin François Jouanne et pour Césarine Aglaé, ses parents, Pierre Touchard et Angèle Duval, et quelques amis. Tout le monde signe sauf Angélique.
Nicolas François et Césarine s’installent à Bellou-en-Houlme. En ce 17 décembre 1856, Nicolas François est angoissé, depuis des heures il fait les cent pas devant la porte de la chambre où Césarine est en train de donner la vie. Il est 16h lorsque enfin Nicolas François entend les cris d’un enfant, c’est une fille, Léonce Angeline.  Le 14 janvier 1860 Césarine met au monde un garçon, Maxime Isidore Denis.
Maintenant Nicolas François est heureux, il a oublié les tristes années de sa jeunesse ratée. Après avoir été tisserand puis cafetier, le voici maître d’hôtel à Briouze, Césarine elle est maîtresse d’hôtel.

Mais la vie certaine fois peut-être cruelle, le 11 mai 1870, Césarine meurt, Nicolas François est abasourdi, ses angoisses le reprennent, sa révolte refait surface, il en veut à la terre entière, heureusement sa mère Angélique le soutient et l’aide à passer le cap difficile.
Petit à petit il reprend goût à la vie grâce à Léontine Henriette Léveillé, aubergiste à Briouze, veuve, depuis un an, de Félix Théodore Foucault. Le mercredi 22 mai 1872 ils se marient à Briouze en présence d’Angélique et leurs témoins, les parents de Léontine Henriette étant déjà décédés.
Le 4 octobre de l’année suivante, Léontine accouche d’une fille Emélia Isidorine. Le 21 janvier 1875, voici Augustine Victoire Léonce et le 6 septembre 1877, c’est un garçon, Henri François, qui vient agrandir la famille. Ces trois naissances ont redonné le sourire à Nicolas François. Mais voilà un coup dur pour lui, sa mère Angélique meurt le 7 août 1878. Après quelques mois de déprime, il reprend le dessus. Maintenant Léontine travaille avec Nicolas François comme maîtresse d’hôtel.
Le 2 février 1884, Nicolas François assiste avec grand bonheur au mariage de Maxime Isidore Denis avec Julie Françoise Domer. Le 25 janvier 1888, Maxime est fier de déclarer la naissance de sa fille Léa Nelly.
Mais le 16 janvier 1890, Emélia Isidorine meurt à l’âge de 17 ans, Nicolas François et Léontine Henriette sont désespérés, pourquoi Dieu a-t-il repris leur enfant si jeune, alors qu’elle avait toute la vie devant elle ! Ce décès brutal ravive toutes les douleurs passées.
Nicolas François se demande pourquoi la vie est aussi cruelle avec lui lorsque le 6 septembre 1898, son épouse Léontine meurt, Nicolas est âgé de 65 ans, le voici veuf pour la deuxième fois. Un nouveau malheur vient toucher Nicolas François de plein fouet le 8 octobre 1899, Augustine Victoire Léonce, âgée de 24 ans décède à son tour.

Marie Françoise Amiot se rapproche de lui, le réconforte et lui redonne le sourire, alors le samedi 23 juin 1900 ils se marient , le père de Marie Françoise, Jean Etienne AMIOT, âgé de quatre vingts ans, l’assiste, sa mère, Louise Adélaïde HEBERT, est décédée onze ans plutôt. Marie Françoise aussi est veuve,  depuis quinze ans de Charles François Victor Bellenger. Mais ce nouveau bonheur est de courte durée, le 11 juin 1901, Marie Françoise décède. Quel désespoir pour Nicolas, non vraiment il n'est pas fait pour le bonheur, il est épuisé, il n'a plus envie de se battre.
Le 8 février 1902, Nicolas François assiste Henri François lors de son mariage avec Angèle Palmyre Maria Provost.

Qu'est devenu Nicolas François ? Je n'en sais rien, peut-être un jour trouverai-je un écrit qui me permettra de connaitre la suite de sa vie. 

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