W comme Waouh que de naissances !

Publié le par Colette Lefevre

Un nouveau bonheur vient rasséréner Pierre et Marie Françoise, en ce jeudi 14 février 1822, Jean, âgé de 25 ans, épouse Marie CLAUDE. Partagent leur bonheur, pour Jean, ses parents bien sûr, son oncle Nicolas Chable et son ami Charles Hamel, et pour Marie, sa mère, son père étant déjà décédé, son frère Charles et un ami Charles Foisiel. Tous signent sauf Marie Françoise et la mère de la mariée. 
Le 24 juin, Pierre et Marie Françoise sont très heureux, Marie Charlotte met au monde leur premier petit-fils Jean Baptiste, quel bonheur, quelle fierté. Nouveau bonheur, le mariage de Nicolas, le 6 février 1823, avec Marie Portier, les quatre parents sont là, pour Nicolas, son ami Edmond Toutain et son oncle Nicolas Chable et pour Marie, ses amis François Bisson et Jean Jouanne, Nicolas et Marie ne savent pas signer. 
Et qui dit mariage, dit naissances, en 1824, le 21 janvier voit la naissance de leur deuxième petit-fils, Jean Baptiste, chez Jean, suivi le 7 mars de leur première petite-fille Marie Félicité, fille de Nicolas, et le 25 avril un troisième petit-fils François, au foyer de Marie Charlotte. Pierre est heureux, voilà qui le réconcilie avec la vie. Avec son épouse, ils ont traversé tant de moments difficiles, connu tant de détresse et malgré leur désespoir, ils ont tenu bon, ces petits êtres, que leurs enfants viennent de leur offrir, sont leurs plus belles récompenses.

Pierre entend parler d’une loi dite « du milliard aux émigrés »* qui doit indemniser les émigrés ayant perdu leurs biens vendus comme Bien national sous la Révolution. Bien sûr, ce ne sont pas les acheteurs qui vont payer ces indemnisations, non bien sûr, ça sera payé par l’état et l’état va se servir des impôts, donc ce sont encore les petits qui vont en faire les frais. Non décidément cette révolution ce n’était pas une bonne chose. Les pauvres sont toujours aussi pauvres, si ce n’est pas plus, les dirigeants eux ont changé, mais ils sont pire que  ceux d’avant !
Le 5 avril 1825, François Désiré vient au monde chez ses parents Jean et Marie Claude, suivi le 24 décembre 1826 de Marie Charlotte toujours chez Jean et Marie Claude, et le lendemain voici Marie Anne au foyer de Marie Charlotte et Jacques Philippe Bidault. Quel merveilleux noël, Pierre n’en a jamais passé de si beau.
Ce 2 Janvier 1827, alors que la famille est en train de dîner, une secousse violente avec une rumeur extrêmement intense met en émoi les populations de Mortagne, du Perche et d'Alençon, des cheminées sont renversées, des vitres sont brisées, quelle frayeur. Dès le lendemain Pierre apprend qu’à Mortagne les dégâts ont été importants. Ce n’est pas leur premier tremblement de terre, mais un tel événement est toujours inquiétant.
De nouvelles naissances, le 20 septembre 1827 Mélanie Françoise fait son entrée dans ce monde, chez Nicolas et Marie Portier. Le 25 mars 1829, Ferdinand vient agrandir la famille chez Jean et Marie Claude. Maintenant Pierre a neuf petits-enfants, tous en bonne santé, comme il est fier, comme il est heureux ! 
Le 26 Juin 1829, nouvelle frayeur, la terre tremble de nouveau. Caen subit de fortes secousses sismiques qui sont ressenties dans toute la Normandie, quelques répliques ont lieu lors des premiers jours de juillet.

 

Liste des naissances en fonction des couples :

Nicolas CHABLE et Marie PORTIER 
- Marie Félicité née en 1824.
- Mélanie Françoise née en 1827.

Marie Charlotte et Jacques Philippe BIDAULT
- Jean Baptiste né en 1822.
- François né en 1824.
- Marie Anne née en 1826.

Jean CHABLE et Marie CLAUDE
- Jean Baptiste né en 1824.
- François Désiré né en 1825.
- Marie Charlotte née en 1826.
- Ferdinand né en 1829.

* La loi dite « du milliard aux émigrés » est une loi française promulguée le 27 avril 1825, consistant à indemniser les émigrés qui avaient perdu leurs biens vendus comme Bien national sous la Révolution (à partir de 1793 pour les nobles émigrés) pour calmer les craintes des acheteurs. La loi est soutenue devant la chambre des députés par le comte de Vaublanc et le vicomte de Martignac.
Les émigrés reçurent des rentes de 3 % (630 millions de francs). Le paiement de ces rentes posa problème car Villèle avait déchaîné les passions et l’opposition se scandalisait des milliards pris sur le Trésor public. En réalité, cette indemnisation n'intéressait pas juste les émigrés mais tous ceux dont la propriété avait été confisquée pendant la Révolution.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_milliard_aux_%C3%A9migr%C3%A9s
http://chrisagde.free.fr/histemprestrep/ch10milliard.htm

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