MARIE Victor Lucien Eugène et MARVIN Louise Alexandrine Francine, sosas 30-31

Publié le par Colette Lefevre

Lucien tu fais ton entrée dans ce monde le 16 septembre 1849 à Saint-Denis-de-Moronval (actuellement Ste Gemme Moronval) dans l'Eure et Loir.
Tes parents, MARIE Frédéric Victor et LAINE Rose Apoline, sont mariés depuis près de 3 ans, mais tu es l'aîné de la famille. Trois ans plus tard, ta soeur Lucie Marie vient agrandir votre famille et en octobre 1862 Philomène Marie vient compléter ta fratrie, tu as alors 13 ans.
C'est à Vert-en-Drouais, et plus exactement au moulin de Vert, où ton père est garde-moulin que tu grandis, avec tes soeurs jusqu'en décembre 1870, car à cette date, ton père décède. Avec ta mère et tes soeurs, vous restez sur Vert-en-Drouais, mais au hameau de Le Plessis. En octobre 1871, Lucie Marie épouse GOUIN François Ulysse. En avril 1873, ta mère décède, qui prend en charge Philomène qui n'a que 11 ans, ta soeur, toi ?

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Sainte-Gemme-Moronval, registre d'état civil : 1842/1862

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Sainte-Gemme-Moronval, registre d'état civil : 1842/1862

Toi Louise, tu viens au monde le 22 juin 1854 à Garnay dans l'Eure et Loir. Tes parents MARVIN Jean-Jacques, alors âgé de 48 ans, et BARBOT Marie Bonne Juliette, âgée de 38 ans, sont mariés depuis 14 ans, tu as, du côté de ton père, une demie-soeur de 25 ans et un demi-frère de 22 ans, qui ne doivent d'ailleurs pas vivrent à la maison, ainsi que deux frères Louis (12 ans), Emile (7 ans) et une soeur Cézarine de 3 ans, tu es donc la benjamine de la famille. Vous vivez à Garnay où ton père est maçon.

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Garnay, registre d'état civil : 3E 121/7

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Garnay, registre d'état civil : 3E 121/7

Le 2 octobre 1873, vous vous dîtes "oui" à Croisilles, en présence pour toi Lucien, de ton grand-père maternel âgé de 72 ans, de ta soeur Lucie et de ton beau frère, et pour toi Louise, de tes parents, de ton frère Amédée, de ta soeur Césarine et de son mari, peut-être le reste de vos fratries vous accompagne-t-il ? Je l'espère pour vous. Lucien, tu es typographe à le Mesnil sur l'Estrée.

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Croisilles, registre d'état civil : 3E 118/007
Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Croisilles, registre d'état civil : 3E 118/007

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Croisilles, registre d'état civil : 3E 118/007

Seize mois après ce beau jour, le 20 février 1875, votre premier enfant, Emeline Désirée vient au monde. Le 25 juin 1877, vous lui donnez un petit frère, Emile Georges.
Vous allez d'abord vivre à Vert-en-Drouais, puis à Croisilles et vers 1881, vous vous installez à Vert-en-Drouais, au hameau le Luat, près de Césarine et de tes parents Louise, vous êtes tous les deux ouvriers typographes à l'imprimerie Didot. En décembre 1888, ton père décède et ta mère vient vivre avec vous jusqu'à son décès en avril 1895.
Le 29 décembre 1894, Emeline se marie avec RAVENNE Louis Adrien. Ils vous donneront 5 petits fils et deux petites filles.

Le 11 octobre 1902, Emile se marie avec PETIT Aimée Victorine. Suite à la mobilisation générale du 2 août 1914, il arrive le 3 août au 29e territorial d'infanterie, il passera successivement dans différents régiments. Il est libéré des obligations militaires en novembre 1926.

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Dreux, registre matricule 1 R632

Archives départementales de l'Eure et Loir, commune de Dreux, registre matricule 1 R632

Je ne sais rien de plus, les archives ne sont pas encore en ligne.

Vous et de nos nombreux membres de votre famille ont travaillé à l'imprimerie Didot.
Voici l'histoire de cette imprimerie, racontée par N. MARY et J.-C. PROVOTS
Au début du XIXe siècle, le Mesnil-sur-l’Estrée était une petite commune de 340 habitants. La population du Mesnil-Haut est essentiellement rurale : vignerons, laboureurs, petits artisans. Au Mesnil-Bas, le long de l’Avre, se trouvent trois moulins : deux à blé, le moulin des Forges et le moulin d’Auger, et un très ancien moulin à papier. Ces deux derniers étant des moulins seigneuriaux. Cette fabrique de papier est exploitée par une « corporation » d’employés souvent étrangers au Mesnil et logés sur place.
Mais un jour, la papeterie change de mains. Le livre, jusqu’ici réservé à une élite instruite, se démocratise entraînant une demande croissante de papier destiné à l’impression. A partir de 1820, l’industrie papetière se développe considérablement.
C’est à cette époque, en 1823, que Firmin Didot, célèbre éditeur parisien, imprimeur du roi et de l’Institut de France, graveur et fondeur de caractères, inventeur de la stéréotypie, achète la papeterie du Mesnil à Monsieur Guillot. Celle-ci est déjà d’une certaine importance ; elle possède une des premières machines à fabriquer le papier « en continu », inventée par Louis-Nicolas Robert et perfectionnée par Didot Saint-Léger, cousin de Firmin.
Pour connaître la suite de cette belle histoire, c'est ici :

Une dynastie de Didot.
Après la famille des Estienne, celle dont l'imprimerie française peut s'honorer le plus est sans contredit la famille des Didot, à laquelle on doit la plupart des perfectionnements obtenus, en ces derniers temps, dans les procédés de la typographie.
François Didot, né en 1699, le premier imprimeur de cette famille, était fils de Denis Didot, marchand de Paris. Apprenti d'André Pralard, il fut reçu libraire en 1713. La communauté des libraires le nomma syndic adjoint en 1735, et syndic en 1753. C'est seulement en 1754 qu'il fut reçu imprimeur. François Didot, homme instruit, aimé et estimé de tous ses collègues, se fit connaître par plusieurs importantes entreprises, entre autres par l'édition, en 20 volumes in4°, de l'Histoire des Voyages de l'abbé Prévost, dont il était l'ami, et dont il publia tous les ouvrages.
L'abbé Bernis, sortant du séminaire, fut quelque temps employé chez lui comme correcteur, et y avait son logement. Son enseigne était à la Bible d'Or, quai des Augustins.

Pour en savoir plus sur la famille DIDOT, c'est ici :

Publié dans Branche Ravenne

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