Le 26 novembre 1981, Ouvrard nous quittait.

Publié le par Colette Lefevre

Gaston Ouvrard (Bergerac, 10 mars 1890 - Caussade, 26 novembre 1981), dit simplement Ouvrard, est un chanteur comique français.

Fils de l'artiste Éloi Ouvrard, il devient une vedette du café-concert, et popularise le style comique troupier inventé par son père.

Il a notamment composé la chanson Je n'suis pas bien portant qui aujourd'hui encore fait partie des classiques de l'humour français. Gaston Ouvrard grave ses premiers disques chez Odéon en 1909 ; on retient la chanson C'est mon frère comme un de ses premiers phonogrammes. Il connaîtra un succès croissant en perpétuant le style comique troupier (pourtant tombé en désuétude) que son père, Éloi, avait lancé en 1877 avec la chanson L'invalide à la tête de bois.

Gaston Ouvrard fut très marqué par la Première Guerre mondiale à laquelle il participa comme simple soldat dès août 1914, où il servit dans un régiment de Dragon (Cavalerie). Il fut démobilisé en décembre 1918. Blessé deux fois, il recevra la croix de guerre avec citation à la fin du conflit. De la Grande Guerre, il gardera par la suite le goût de l'uniforme (troupier).

Gaston Ouvrard connaît son apogée entre 1925 et 1935, où il grave ses plus grands succès : Elle met des chaussinnettes (1925), Je n'suis pas bien portant (1934), Les femmes au régiment (1932). Auteur-compositeur-interprète doué d'une diction tout à fait exceptionnelle, on l'entend moins au détour de la guerre ; cependant, il n'est pas inactif. On le voit au cinéma dans Le Tracassin (1962) et il chantera encore Je n'suis pas bien portant sur la scène de Bobino en 1971. Il grave son dernier disque en 1966, où il ne fait que reprendre ses succès.

Durant les années 1960, il participe à quelques émissions télévisées. On l'a même vu dans une émission de 1968, aux côtés de Claude François et de Roger Whittaker. Le mardi 21 janvier 1969 le ventriloque Jacques Courtois lui rend hommage en l'invitant dans son émission de variétés télévisées Et avec les oreilles où il interprète Je n'suis pas bien portant. Le 29 janvier 1969, il chante le Soldat sportif dans l'émission Quatre temps. On le reverra ensuite dans l'émission Les dix ans du Palmarès des chansons (1975), présentée par Guy Lux, où il interprétera une nouvelle fois Je n'suis pas bien portant. À Guy Lux qui lui demandait, sur le ton d'une plaisanterie sans doute préparée à l'avance, s'il serait là pour les vingt ans du Palmarès, il répondit : « Mais pourquoi pas jeune homme, vous m'avez l'air en excellente santé ! » L'émission sera supprimée en 1981, quelques mois avant la mort d'Ouvrard.

Il a chanté sur la scène de l'Olympia à Paris en 1970 en première partie du spectacle de Jacques Martin et les débuts de Michel Sardou.

Il était le dernier chanteur avant Fernandel à s'être essayé au comique troupier. Il fait aujourd'hui partie du paysage de la chanson française, on le rencontre souvent dans des rééditions. Il a notamment enregistré chez Odéon, Pathé, Edison Bell Radio, Ultraphone, Eldorado.

Il s'éteint chez lui en 1981 à l'âge de 91 ans. Il est inhumé au cimetière de Carnas, dans le Gard.

Aujourd'hui, Alain Ouvrard, petit-fils de Gaston Ouvrard, reprend ses chansons.

Source : http://www.jesuismort.com

Je ne suis pas bien portant (Les paroles)


Depuis que je suis militaire,
Ce n'est pas rigolo. Entre nous,
Je suis d'une santé précaire,
Et je me fais un mauvais sang fou,
J'ai beau vouloir me remonter
Je souffre de tous les côtés.

J'ai la rate qui se dilate,
J'ai le foie qu'est pas droit,
J'ai le ventre qui se rentre
J'ai le pylore qui se colore
J'ai le gosier anémié,
L'estomac bien trop bas
Et les côtes bien trop hautes
J'ai les hanches qui se démanchent
L'épigastre qui s'encastre
L'abdomen qui se démène
J’ai Le thorax qui se désaxe
La poitrine qui se débine
Les épaules qui se frôlent
J'ai les reins bien trop fins
Les boyaux bien trop gros
J'ai le sternum qui se dégomme
Et le sacrum c'est tout comme
J'ai le nombril tout en vrille
Et le coccyx qui se dévisse

REFRAIN:
Ah! Bon Dieu! que c'est embêtant
D'être toujours patraque,
Ah Bon Dieu! que c'est embêtant
Je ne suis pas bien portant.

Afin de guérir au plus vite,
Un matin tout dernièrement
Je suis allé à la visite
Voir le major du régiment.
D'où souffrez-vous? qu'il m'a demandé.
C'est bien simple que j'y ai répliqué.

J'ai la rate qui se dilate,
J'ai le foie qu'est pas droit,
Et puis j'ai ajouté voyez-vous ce n'est pas tout
J'ai les genoux qui sont mous
J'ai le fémur qu'est trop dur
J'ai les cuisses qui se raidissent
Les guibolles qui flageolent
J'ai les chevilles qui se tortillent
Les rotules qui ondulent
Les tibias raplaplas
Les mollets trop épais
Les orteils pas pareils
J'ai le coeur en largeur
Les poumons tout en long
L'occiput qui chahute
J'ai les coudes qui se dessoudent
J'ai les seins sous le bassin
Et le bassin qu'est pas sain

REFRAIN

Avec une charmante demoiselle
Je devais me marier par amour.
Mais un soir comme j'étais près d'elle,
En train de lui faire la cour,
Me voyant troublé, elle me dit:
- Qu'avez vous? moi je lui répondis:

J'ai la rate qui se dilate,
J'ai le foie qu'est pas droit,
J'ai le ventre qui se rentre
J'ai le pylore qui se colore
J'ai le gosier anémié,
L'estomac bien trop bas
Et les côtes bien trop hautes
J'ai les hanches qui se démanchent
L'épigastre qui s'encastre
L'abdomen qui se démène
J’ai Le thorax qui se désaxe
La poitrine qui se débine
Les épaules qui se frôlent
J'ai les reins bien trop fins
Les boyaux bien trop gros
J'ai le sternum qui se dégomme
Et le sacrum c'est tout comme
J'ai le nombril tout en vrille
Et le coccyx qui se dévisse
Et puis j'ai ajouté voyez-vous ce n'est pas tout
J'ai les genoux qui sont mous
J'ai le fémur qu'est trop dur
J'ai les cuisses qui se raidissent
Les guibolles qui flageolent
J'ai les chevilles qui se tortillent
Les rotules qui ondulent
Les tibias raplaplas
Les mollets trop épais
Les orteils pas pareils
J'ai le coeur en largeur
Les poumons tout en long
L'occiput qui chahute
J'ai les coudes qui se dessoudent
J'ai les seins sous le bassin
Et le bassin qu'est pas sain
En plus de ça je vous le cache pas
J'ai aussi quel souci!
La luette trop fluette
L'oesophage qui surnage
Les gencives qui dérivent
J'ai le palais qu'est pas laid
Mais les dents c'est navrant
J'ai les petites qui s'irritent
Et les grosses qui se déchaussent
Les canines se ratatinent
Les molaires se font la paire
Dans les yeux c'est pas mieux
J'ai le droit qu'est pas droit
Et le gauche qu'est bien moche
J'ai les cils qui se défilent
Les sourcils qui s'épilent
J'ai le menton qu'est trop long
Les artères trop pépères
J'ai le nez tout bouché
Le trou du cou qui se découd
Et du coup voyez-vous
Je suis gêné pour parler
C'est vexant car maintenant
Je suis forcé de m'arrêter.

REFRAIN

Publié dans Personnages célèbres

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