Il y a 100 ans, MARIE Albert Marie Louis

Publié le par Colette Lefevre

Il y a 100 ans, MARIE Albert Marie Louis, donnait sa vie pour la patrie.

MARIE Albert Marie Louis est né le 13 05 1887 à Saint Prest (28), il est le fils de Louis Pascal Octave et BINOIST Adèle Mélanie.
En 1907, il réside à Saint Prest où il est maçon.
Inscrit sous le N° 58 de la liste de recrutement, il est incorporé au 101e régiment d'infanterie à compter du 8 octobre 1908, comme appelé, arrivé au corps et soldat de 2e classe le dit jour. Envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1910 avec un certificat de bonne conduite.
Albert passe dans la réserve de l'armée active le 1er octobre 1910. Il est rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914 et intègre le 301e régiment d'infanterie.

C'est un régiment d'infanterie constitué en 1914. Il est issu du 101e régiment d'infanterie, à la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien majoré de 200. En 1914, son casernement est Dreux. Il fait partie de la 107e brigade d'infanterie.
Il est constitué de 38 officiers, 182 sous-officiers et 1927 hommes de troupe. Il participe, entre autres, aux combats de Vaux-Marie qui opposent, du 7 septembre 1914 au 10 septembre 1914, le 6e corps de la 3e armée française du général Sarrail au 13e corps de la 5e armée allemande. Pendant que la bataille de la Marne se déroule plus à l'ouest, la 5e armée allemande tente d'enfoncer les lignes françaises pour empêcher un transfert de troupe vers la Marne et pour tenter d'encercler la place fortifiée de Verdun.

Le 7 septembre 1914 à 4 heures, les combats reprennent. A 5 h un feu assez violent d'artillerie a lieu ainsi que l'attaque d'un bataillon appuyé de compagnies de mitrailleuses. Le régiment, appuyé de deux compagnies du 302e se maintient sur ses positions jusque vers 14H. A ce moment, l'infanterie allemande attaque, la droite est obligée de se replier. A 17h l'ennemi déborde complément la gauche qu'elle menace d'un mouvement enveloppant, le repli s'impose et s'éxécute par échelon dans la direction de marche de Marat la Grande où il arrive pour bivouaquer vers 19h.
Le régiment a été très éprouvé dans cette journée, le 5e bataillon a perdu 3 officiers et 150 tués ou blessés, et le 6e bataillon dénombre 8 officiers et 550 hommes tués, blessés ou disparus. Ce bataillon a perdu tous ses commandants de compagnie. Il ne reste plus pour les commander que 3 officiers de réserve.
Après le combat le régiment a l'effectif suivant : 23 officiers, 80 sous-officiers et 1246 hommes de troupe.
Lors du combat de 7 septembre à La Vaux-Marie dans la Meuse, on déplore une perte de 664 hommes : 28 tués, 517 blessés et 119 disparus.
Albert fait partie des disparus. Il avait 27 ans et quatre mois.

Après trois jours de combats particulièrement meurtriers, les troupes françaises réussissent à bloquer l'avance allemande. Le 10 septembre 1914, la 5e armée allemande entame un repli de 30 à 40 km pour s'aligner avec les autres armées allemandes.


Sources :

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