V comme VIGNERON

Publié le par Colette Lefevre

23 de mes ancêtres sont vignerons.
Dans l'Eure : JEAN Mathurin (-> 1777) et LAIR Pierre François ((c) 1778-).
Le vignoble de Normandie est une ancienne région viticole française. Il fut important aux 11e et 12e siècles mais n'existe plus aujourd'hui.
Le petit âge glaciaire fut la période la plus froide, qui dura de 1350 à 1855, avec des pics minimums en 1440/1460, 1450 fut le minimum thermique, et 1575 fut l'année de l'essor de la larve de pyrale, appelée Dadin en normand, larve qui rongea le pied des vignes fragilisées. La période de 1660 à 1705 ruina le vignoble de Normandie, le raisin arrivant à peine à maturité et manquant de soleil, qui fit du vin de la piquette. Durant cet âge, 1750 à 1775 eut lieu le maximum thermique de cette période. Aux alentours de 1860/1900 il y eut un bref réchauffement, mais aussi l'extension du phylloxéra. Début 20ème siècle, des inondations au Pays de Caux virent la quasi-disparition des vignes de Normandie. Peu après, les quelques vignes restantes furent subventionnées à l'arrachage, par l'État français et la région.

Comme dans toutes régions vinicoles, les Vinailles, « vendanges » en normand, se terminaient par une fête, dont l'instrument traditionnel était la haute loure (sorte de grosse cornemuse normande).

Joueur de loure à Mortain. Crédit photo : Fitzwarin

Joueur de loure à Mortain. Crédit photo : Fitzwarin

La loure écrit aussi loûre, était un instrument à vent normand de la famille des cornemuses. On trouve également le vocable de haute loure qui était une grande cornemuse à long bourdon et chalumeau, qui la différenciait de la simple Loure.
Ce fut un des instruments populaires de Normandie, du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, mais elle est disparue de nos jours et n'est plus connue que par l'iconog
raphie.

Dans l'Eure et Loir : BARBERY Lucas (1697-1768), BARBOT Jean (1725-an III), BARBOT Philippe (1767-1846), BRETOCQ Louis (-), BRETOCQ Martin (1699-1738), LAHAYE Gilles (1740-an II), LAINE Jean (1752-1835), LAINE Pierre Sylvestre (1788-> 1847), LECUYER Pierre (1738-1816), LHOMME Jean (-), PETIT Nicolas (1669-1738) et ROUSSEAU Honoré (-).
Avant les maladies (Phylloxéra) la Beauce était viticole (4000 hectares en 1840).
Les vignes étaient présentes dans les vallées de l'Eure et du Loir, aux portes de la ville de Chartres et à la périphérie de Châteaudun.
Les maladies eurent leurs conséquences et depuis l'apparition du chemin de fer, la production du vin coûtait plus cher que ce qu'elle rapportait. A la fin de la 1ère guerre mondiale les Beaucerons renoncèrent à la vigne et avantageront la culture céréalière. Maintenant, la Beauce est appelée le "Grenier de la France"

Dans le Loir et Cher : BRIERE Cosme (1603-1679), CORNILLEAU Louis Barthélémy (1732-1781), CORNILLEAU Louis Pierre (1761-1837), COUTURIER Toussaint (-1693), RABIER René (~ 1737-1787)
Le vignoble de la vallée de la Loire, appelé aussi vignoble du Val de Loire ou vignoble ligérie, est une vaste zone de production de vin en France, regroupant plusieurs régions viticoles. Ces régions produisent des vins blancs secs, demi-secs, moelleux, voire liquoreux, des vins rouges le plus souvent légers et des vins rosés ; on trouve également de nombreux vins effervescents. Toutes ces régions sont situées au bord de la Loire et de ses affluents.
Le vignoble de la Loire comprend une superficie de 70 000 hectares. Il est délimité en quatre régions de production qui sont le pays nantais, l'Anjou, la Touraine et le Centre.
Le vignoble de Touraine s'étend sur les bords de Loire. Le principal ensemble s'étend des portes de Saumur à Orléans. Ce vignoble s'étend sur six départements : l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, le Loiret, la Sarthe et la Vienne.

En Seine et Marne : PLE Jean (1693-1759), PLE Nicolas (1687-), PLE Nicolas (-1730) et THIBAUT Claude (-).
Le vignoble d'Île-de-France à le même âge que son implantation dans le Nord de l'Europe par les Romains. Les vins d'Île-de-France datent du 4e siècle et constituent la principale production du pays à destination de la table royale ainsi qu'à l'export.
Le vignoble d'Île-de-France a connu son apogée au 18e siècle, 42 000 hectares, puis a complètement disparu après la Seconde Guerre mondiale. Il concernait environ 300 communes de la région. Puis la qualité s'en est allé à la baisse au 19e siècle, notamment avec les replantations à la suite de la crise du phylloxéra et de la construction du chemin de fer permettant la consommation de vin en provenance d'autres régions.
On peut considérer que le vignoble francilien renaît en 1933 avec la plantation du clos de Montmartre (2 000 ceps). C'est la plus connue de ces vignes, elle est située sur le flanc nord de la butte Montmartre à Paris. Puis en 1962, c'est la plantation de la vigne municipale de Suresnes (4 800 ceps), la seule autorisée à commercialiser son vin, un chardonnay. Le mouvement s'amplifie à la fin du 20e siècle avec des plantations par des personnes privées, des associations et des collectivités territoriales.
La qualité des vins produits par ces vignes s'est très sensiblement améliorée depuis le début du 21e siècle. Quelques vins sélectionnés sont présentés à chaque salon de l'agriculture sur le stand des produits franciliens et ils connaissent un succès grandissant. Les vins de ces vignes sont comme le prélude à la renaissance d'une viticulture professionnelle dont l'ampleur, bien évidemment, ne sera pas celle du temps jadis, mais qui aura à cœur une démarche de qualité.
À noter que cinq communes de Seine-et-Marne (Citry, Méry-sur-Marne, Nanteuil-sur-Marne, Saâcy-sur-Marne et Sainte-Aulde) sont incluses dans le périmètre de l'appellation Champagne et ne sont pas concernées par ce mouvement de renaissance. Thomery, également située en Seine-et-Marne, a conservé longtemps une tradition de culture de raisin de table avec le chasselas de Thomery qui se conservait durant l'hiver et jusqu'au printemps grâce à des techniques particulières.

Sources : http://fr.wikipedia.org

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