S comme SOLDAT

Publié le par Colette Lefevre

Lors de mes recherches concernant la famille CHABLE, j’ai trouvé le décès d’un CHABLE Pierre, mort le 18/06/1807 à l'hôpital militaire de Metz (Moselle), soldat de l’empire. J’ai donc fait quelques recherches le concernant. Il s’agit du petit fils de mes sosas 192/193 dont je vous ai raconté l’histoire dans C comme CHABLE.

Durant les guerres impériales, 1800 à 1815, le nombre de soldats décédés au combat ou des suites de leurs blessures peut être estimé à 427 000. A cela, il faut ajouter les soldats fait prisonniers non revenus et les soldats morts de maladie qui sont estimables à environ 550 000. *

Pour Bellou en Houlme ce sont 14 soldats qui sont morts entre 1805 et 1815, en voici la liste :
ANGOT Gilles : fils de Jacques et de Catherine COLLET, né le ........... à BELLOU EN HOULME mort le 12/04/1810 à l'hôpital militaire de Salamanque (Espagne) de fièvre, retranscrit le le 27 septembre 1812 (p63). fusilier au 59e régiment d'infanterie de ligne (1B/1C) E-C 1812 M. Planchais

BRILLANT François : fils de Jacques et de TOUTAIN Marie, né le 13/12/1767 à BELLOU EN HOULME mort le 24/03/1806 à l'hôpital militaire de Vilibibourg de fièvre, retranscrit le 23 juillet 1806 (p 185) canonnier au 7e régiment d'artillerie à pied (2B/14C) E-C 1806 M. Planchais

CHABLE Pierre : fils de Jacques et Marie LE MORE, né le 16 11 1783 à BELLOU EN HOULME mort le 18/06/1807 à l'hôpital militaire de Metz (Moselle), retranscrit le 18 07 1807 (p204) fusilier au 46e régiment d'infanterie de ligne (2B/2C) E-C 1807 M. Planchais

CLAUDE Alexandre : fils de François et de Marie PASQUIER, né le ............ à BELLOU EN HOULME mort le 27/06/1815 à l'hôpital militaire de Strasbourg (Bas-Rhin) de blessures , retranscrit le 22 04 1816 (p230), voltigeur au 39e régiment d'infanterie de ligne (2B/Cie de voltigeurs) E-C 1816 M. Planchais

DAVY Jean 22 ans : fils de Julien et de Gabrielle OLIVIER, né le 14 03 1788 à BELLOU EN HOULME mort le 05/03/1809 à l'hôpital militaire de Santander (Espagne), retranscrit le 17 décembre 1809 (p31), fusilier au 120e régiment d'infanterie de ligne (3B/4C) E-C 1809 M. Planchais

FOURVEL Julien : Fils de Robert et de Marie FARET, Né le à BELLOU EN HOULME Mort le 07 10 1807 à l’hôpital militaire de Frideberg (Prusse), de dissenterie putride, retranscrit le 15 juillet 1808 (p8), cuirassier au 1er régiment des cuirassiers

GAULTIER Nicolas : fils de Jacques-François et de Marie PORRICO, né le (26 ans) ... à BELLOU EN HOULME, mort le 31/08/1806 à l'hôpital militaire de Lodi (Italie) de fièvre, retranscrit le 5 mai 1812 (p60), cuirassier au 6e régiment de cuirassiers (No M 534/3C) E-C 1812 M. Planchais

JARDIN François : fils de Nicolas et de Charlotte PENLOU, né le (19 ans) 8 ventôse an II à BELLOU EN HOULME, mort le 16/07/1813 à l'hôpital civil de Kaiserslautern (Mont-Tonnerre), retranscrit le 22 avril 1816 (p229), soldat, E-C 1816 M. Planchais

LA MOTTE Jean : fils de Jacques et de Marie RENAY, né le 04 02 1788 à BELLOU EN HOULME mort le 27/04/1810 à l'hôpital de Zamora (Espagne), retranscrit le 13 décembre 1810 (p 42) fusilier au 82e régiment d'infanterie de ligne (7B/4C) E-C 1810 M. Planchais

LE BOUCHER Noel-François : fils de François et de Anne LALANDE, né le (22 ans) 22 11 1787 à BELLOU EN HOULME , mort le 03/03/1810 à l'hôpital militaire de Montcailler (Pô), retranscrit le 13 décembre 1810 (p42), fusilier au 29e régiment d'infanterie de ligne (5B/4C) E-C 1810 M. Planchais

ROBILLIARD Jacques : fils de Jean et de Marguerite TOUTAIN, né le 14/09/1789 à BELLOU EN HOULME, mort le 02/02/1809 à l'hôpital militaire d'Ancône (Italie), retranscrit le 23 04 1816 (p230) fusilier au 29e régiment d'infanterie de ligne (4B/4C) E-C 1816 M. Planchais

THOMEREL François : fils de Jean et de Françoise DE GUERNEL, né le ............ à BELLOU EN HOULME tué le 07/02/1807 au combat devant Eylau (Prusse), retranscrit le 27 août 1807 (p205) fusilier au 46e régiment d'infanterie de ligne (No M 2395/2B/7C) E-C 1807 M. Planchais

TOUTAIN François : fils de François-Charles et de Marie BISSON, né le 05 11 1786 à BELLOU EN HOULME, mort le 27/01/1807 l'hôpital militaire de Berlin (Prusse) de fièvre, retranscrit le 16 avril 1808 (p6), fusilier au 34e régiment d'infanterie de ligne (No M 4780/1B/1C) E-C 1808 M. Planchais

VIVIER François : fils de François et de Marie Françoise DUVAL, né le (22 ans) 25 02 1783 à BELLOU EN HOULME, mort le 21/12/1805 à l'hôpital militaire de Haguenau (Bas-Rhin) de fièvre, retranscrit le 8 mars 1806 (p 182), cuirassier au 10e régiment de cuirassiers (5C) E-C 1806 M. Planchais

Je peux facilement imaginer l’angoisse des parents des jeunes gens partis faire la guerre, lorsqu’ils apercevaient le maire de leur commune avec son costume noir se dirigeait vers leur maison. « Pourvu qu’il ne vienne pas taper à notre porte ! Oh mon dieu il approche » Votre cœur bat fort dans votre poitrine. Mais, non c’est chez Untel, « Ouf, ce n’est pas notre enfant … mon dieu les pauvres, comment vont-ils réagir, quelle cruelle nouvelle… Tiens, il repart. Comme ce doit être dur pour lui de venir ainsi annoncer à des parents que leur enfant est mort ! » Vous plaigniez ces pauvres parents qui voient leur vie détruite en un instant, et vous, vous continuez la votre, la vie ne s’arrête pas pour un décès. Ce n’est pas juste, mais c’est comme ça.

Mais un jour c’est à votre porte qu’il frappe, toi la mère tu défailles, tu sais ce qu’il est venu faire, et tu supplies ton mari « non, ne lui ouvre pas, peut être s’est-il trompé ! ». On se raccroche à tous les espoirs dans ces moments-là. Mais non ! Il insiste, il frappe encore. « Je dois aller lui ouvrir, ça ne sert à rien de retarder ce moment » et la nouvelle tombe, le monde s’écroule autour de vous. Et cet « oiseau de mauvais augure », après vous avoir confirmer ce que vous aviez déjà compris, s’en va, la tête basse, les épaules tombantes. Avant, vous trouviez que c’était une sale besogne pour lui, mais, aujourd’hui vous lui en voulez « Il s’en va avec le sens du travail accompli, il a fini sa corvée ! Mais ce n’est pas lui qui souffre, il va continuer sa vie...». Bien sûr, c’est injuste de penser comme ça, mais vous ne raisonnez plus sereinement, et qui pourrait vous le reprocher. Votre enfant, mort pour quoi ? Pour défendre son pays, votre pays, notre pays, certes, mais quand même, ça ne console pas. D’autres sont partis et revenus, alors pourquoi votre enfant lui est-il mort ? Comme la vie est injuste !

D’après Jérôme Croyel, docteur en histoire, la première cause de mortalité dans les armées impériales n’est pas la mort au champ de bataille mais bien la fièvre et plus largement les maladies. Sur ces 14 soldats décédés, 6 le sont à cause de la fièvre, 1 de blessures, 1 de maladie, 1 au combat. Pour les 6 autres la cause du décès n’est pas indiquée. *

* « Les soldats morts sous l’empire » associationsuchet.over-blog.com/article-26798541.html

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Gérard 22/06/2014 09:17

j ai tous lu Merci encore bises

Lefevre 22/06/2014 13:35

Merci à toi d'avoir lu. Bisous